ELEMENTS INTERESSANTS
BOULET DE CANON
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Si on prend la peine d'examiner la sphère métallique en question, au Palis du Tau, car la scène du couronnement de la Vierge actuellement sur la façade n'est qu'une copie, on constate qu'elle est toute cabossée et visiblement creuse. De plus, elle est d'un diamètre bien trop considérable pour les canons des guerres de l'Empire. Enfin, on peut apprendre facilement qu'elle est en plomb, ce qui est inhabituel pour les boulets.
Un coup d'oeil sur un ouvrage quelconque traitant un peu en détail de l'histoire de REIMS, par exemple le BOUSSINESQ-LAURENT, nous indique en outre que les Russes et autres coalisés se trouvaient lors de cette bataille dans la ville de Reims, face aux troupes napoléoniennes attaquant par Tinqueux. Il aurait donc fallu que la bombarde russe tire à l'envers.
En fait, il ne peut s'agir que de la représentation de la Lune. En effet, dans la même scène, au dessus des deux personnages principaux, on voit le globe solaire dardant ses rayons, globe en bronze jadis doré, bien patiné et vert foncé actuellement. On a donc une référence évidente au texte de l'Apocalypse qui, au début de son chapitre 12 nous dit : "Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme. Le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds, et douze étoiles couronnent sa tête.". Tous ces éléments : lune, soleil, couronne d'étoiles, figurent dans le tableau qui surmonte la porte centrale. Ce texte de l'Apocalypse sert de lecture depuis des siècles dans la liturgie de la fête de l'Assomption le 15 août. Une autre très belle image de cette Femme de l'Apocalypse se trouve à l'entrée de la chapelle de Saint Lié, près de Ville-Dommange, dans les environs de Reims.
GARGOUILLES
Les gargouilles sont des statues de monstre la bouche ouverte qui servent à l'évacuation des eaux de pluie. Lors de la première guerre mondiale, la cathédrale de Reims a brûlé et le toit de plomb a fondu. Pendant l'incendie, les gargouilles crachaient du plomb fondu.
VITRAUX
Malgré les destructions successives entamées au XVIIIe siècle, la cathédrale possède encore de nombreux vitraux du XIIIe siècle, regroupés dans les parties hautes de la nef, du chœur et du transept. Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, la cathédrale reçoit, à intervalles irréguliers, des vitraux contemporains. Ce fut le cas notamment dans les années 1930 (petite rose du portail central de la façade ouest et baies des portails latéraux, rose du bras sud du transept), 1950 (vitrail du champagne), et dans les décennies 1960 et 1970. Après une longue interruption de plusieurs dizaines d'années, ce mouvement reprend avec l'inauguration prévue en 2011, année du 800e anniversaire de la cathédrale, d'un nouveau vitrail.
Les vitraux contemporains les plus célèbres sont trois fenêtres de Marc Chagall de 1974, situés dans la chapelle axiale : l'arbre de Jessé, les deux testaments et les grandes heures de Reims.
Une croyance très répandue à REIMS concerne la sphère métallique placée sous les pieds de la Vierge MARIE, dans la scène du COURONNEMENT DE LA VIERGE qui se trouve au dessus de la porte centrale de la façade Ouest.